Georgio se rend à Tende par le train des Merveilles.

Gionna ne serait-elle pas "grosse"?

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C’était prévu de longue date, Georgio devait séjourner quelques jours à Tende pour régler des affaires de fermage. Voilà dix minutes que le train avait quitté la verrière de la gare de Nice et il grimpait, il grimpait et grimpait encore collé à la paroi abrupte de la montagne. Enfin, entre deux nuages de fumée, on vit à deux cents mètres le quai de la gare de Breil. La locomotive, satisfaite de sa prouesse, serra les freins et lâcha un impressionnant panache de vapeur comme un soupir de soulagement.

Cinq minutes plus tard, abreuvée et rassasiée de charbon, elle signifia qu’elle était prête. Trois coups de sifflet stridents auxquels répondit le roucoulis du chef de gare… le train s’ébranla, Georgio dormait.

Personne en gare de Tende, il était le seul voyageur. Nanti de sa serviette de cuir, il se dirigea vers son opulente demeure.

— Holà ! Cette maison est-elle donc vide ?

La porte de la cuisine claqua, laissant place à la cuisinière qui s’essuyait les mains avec un torchon.

— Monsieur est arrivé, venez l’accueillir, venez, vous autres !

Les deux bonnes, des filles du village, apparurent dans l’encadrement de la porte. Georgio salua et pensa.

— Il faut que j’en parle discrètement à la cuisinière, je crains que Gionna ne soit « grosse ».

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