Rue de la cloche percée

 

Mathilde ne se sentait toujours pas détendue et se serrait contre Louis. Dans tout ce parcours de l’ombre, elle n’avait pas ouvert la bouche, comme si la meilleure stratégie pour se protéger était de rester mutique. Pourtant, elle n’était pas d’accord pour que son mari prenne en charge cette quincaillerie dangereuse, mais par lâcheté, elle se taisait et pour tout dire, elle n’était pas très fière de son silence,

Louis, très à l’aise avec Bernard, lui tapa sur l’épaule en signe d’affection.

– Je vous écrirai pour avoir des conseils. J’en aurai besoin !

– Bien volontiers, monsieur Tannessier, mais ne tardez pas trop. Vous savez, la faucheuse est toujours la plus forte et cette horrible vieille dame est réputée peu patiente. Dans mon cas, elle n’attendra pas très longtemps. Si vous m’écrivez, faites-le vite !

Quelques instants plus tard, Louis chargeait dans son coffre la caisse de bois blanc contenant les dix-neuf boîtes aux poisons et après avoir remercié Ferracier, reprit la route de Giverny.

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